Jean Leppien, Sans titre 5/52 XXXV, 1952, huile sur isorel, 77 x 54 cm
Jean Leppien, Sans titre 9/55 XCVII, 1955, huile sur isorel, 48 x 57 cm
UNE RETROSPECTIVE
Jean Leppien
Du 14 mars au 13 mai 2026
Vernissage le 14 mars de 18h à 20h
Un tableau abstrait ne représente rien, il existe par lui-même. C’est un monde sans relation avec la forme visible des choses. L’œuvre abstraite contient des lignes, des formes, des couleurs, chacune a sa propre expression. Elle crée à travers des moyens purement picturaux une ambiance, un climat qui laisse au spectateur toute la liberté pour sa propre interprétation conditionnée par le jeu des formes et des couleurs.
Cette œuvre renonce à la représentation du monde pour rendre une autre, une réalité spirituelle, visible. La désignation, « peinture abstraite », est une convention. Les noms « peinture non figurative », « peinture concrète », « peinture absolue » sont également possible et veulent, en fin de compte, dire la même chose. Tandis que la peinture qui représente et décrit des objets et raconte des événements se contente de copier (plus ou moins) le monde visible, la peinture abstraite crée librement, en obéissant à une nécessité intérieure, ce qui est peut-être invisible, mais néanmoins existe. Ce n’est pas une peinture qui s’éloigne du réel. Le point de départ d’une œuvre abstraite est toujours non figuratif et repose dans l’œuvre elle-même. Est-ce que la réalité de ces expressions inattaquables tel que : rouge, bleu, jaune, en haut en bas, droite-gauche, mouvement, rythme, harmonie, espace, équilibre, ne fait-elle pas partie du monde et de la vie des gens, au même titre que les objets ? Est-ce que le fait de regarder n’est pas l’équivalent de l’action ? Est-ce que l’oeuvre abstraite est comme la musique ?
On peut effectivement comparer la peinture abstraite avec la musique. Ce que nos oreilles ont depuis longtemps admis, nos yeux doivent l’apprendre : l’existence d’une création indépendante et absolue.(…)
Jean Leppien dans «Kandinsky, Bloc, Deyrolle, Istrati, Leppien, Mortensen, Poliakoff.»
Exposition à la Staatlichen Schule für Kunst und Handwerk, Saarbrücken – 19 mars 9 Avril 1954. Organisée par Herta Wescher et Jean Leppien.